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     POUR APPROFONDIR

MA DEMARCHE ARTISTIQUE

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2. L’origine du geste : une mémoire sensible

Ce mouvement se retrouve dans chaque geste créateur qui naît d’un mouvement intérieur et en conserve quelque chose, comme une mémoire sensible. La peinture devient alors lieu de résonance de parcours émotionnels et sensoriels.

La trace s’inscrit dans ce que Vladimir Jankélévitch nomme le primultime : ce moment à la fois originel et déjà perdu, où ce qui advient est dans un même temps commencement et finitude.

3. Abstraction et présence : l’épreuve du réel

L’abstraction s’impose ici sans références explicites ni préméditation,mais comme nécessité intérieure, comme évidence. 

En ouvrant un espace dégagé de la reconnaissance immédiate, elle rend possible une relation plus libre et plus active avec l'œuvre. C’est dans ce champ ouvert que la trace peut surgir,  

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1. L’écho des traces : mémoires et transformations

Mon travail artistique s’articule autour de la notion de trace, non comme simple empreinte formelle, mais comme ce qui demeure de l’expérience. Chaque geste inscrit dans la matière et déployé dans l’espace est à la fois constitutif et écho.

Écho de traces qui nous habitent depuis le premier souffle, inscrites dans le corps et la mémoire. Elles se déplacent, se transforment.Tantôt lumineuses, tantôt tumultueuses, elles engagent une quête constante d’équilibre, où les repères se déplacent et se recomposent.

libérée de toute représentation. Le regard n’est plus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ainsi, la trace n'existe pas seule:elle prend forme dans un espace de suspension, demande un temps d'arrêt.

La lenteur n'est pas inertie mais condition essentielle de la rencontre avec l'oeuvre.

Dans cette suspension, la trace se manifeste, sédimente une mémoire subtile et tenace. L'oeuvre cesse d'être un objet  figé.  Elle palpite, elle  s'apprivoise. Discrète,  elle  préfère suggérer  plutôt  que s'imposer, invitant  à  une attention patiente où le regard s'ouvre.​​

convié à reconnaître, mais à éprouver une relation  directe, engageant une disponibilité attentive.

​​​4. Variation : de l’essentiel à l’intime

Dans mon travail, je recherche cette dimension qui traverse l’ensemble de mes pratiques. Mes œuvres sont le résultat de gestes, d’outils et de matières. Elles forment un ensemble de signes singuliers, de rythmes et de dynamiques. Parfois, l’harmonie et l’apaisement émergent ; parfois, les traces éclosent de l’obscurité ou de la lumière.

5. Résonances : du noir et blanc à la couleur

Les œuvres présentées explorent différentes variations. Avec le graphisme et la sobriété du noir et blanc, ma peinture se fait essentiellement écriture. Mon geste se resserre jusqu’à l’essentiel, proche d’une calligraphie. La couleur, loin de marquer une rupture, déplace le même langage. La trace devient alors matière, énergie, présence. Un appel sensoriel et émotionnel. Il ne s’agit donc pas de styles différents, mais de variations d’un même "vocabulaire".

6. Une traversée intime : l’effacement et l’apparition

Entre apparition et effacement, chaque oeuvre devient le souffle fragile de l’instant vécu, d’une traversée intime. Elle invite celui qui prend la peine de s’arrêter à un dialogue intérieur, à une respiration visuelle.

Suzanne Blanchet 2026

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© Suzanne Blanchet
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